Hosto

Bye bye 2016

Dans l’épisode précédent, je vous racontais comment la sympathique Vanna (nom fictif), agente d’assurance de son état, m’annonçait que mes traitements terminés, je n’avais plus aucune raison de ne pas retourner au boulot.

Dans les semaines qui ont suivi, j’ai donc réintégré clandestinement mon milieu de travail, terrifiée à l’idée de devoir affronter un client insatisfait. Quelques heures par semaines, question de m’acclimater tranquillement. La fameuse Vanna ayant ironiquement dormi au gaz solide, mon acclimatation a été plutôt longue. Mais bénéfique.

En effet, lorsque j’ai annoncé à ma chirurgienne que je voyais mon médecin de famille pour recommencer à travailler, elle a été plutôt sceptique, m’invitant chaleureusement (sic) à ne pas trop m’engager et à m’attendre à devoir arrêter de nouveau. J’ai su que j’étais prête à retourner parce que sa froideur ne m’a pas affectée, puis j’ai gardé pour moi les détails de mon retour au travail, à savoir ma promotion ainsi que les nouveaux défis qui m’attendent.

Mon médecin de famille non plus n’a pas sauté au plafond. Je respecte leur professionnalisme mais je trouve absurde qu’elles ne soient pas capables de mesurer la détresse psychologique qui nait d’un congé de maladie prolongé… rester chez moi en attendant de retomber malade? Très peu pour moi.

Il est vrai qu’à ma dernière visite chez la chirurgienne, je me suis fait palper la bosse qui est revenue, sous mon aisselle. Mais chaque chose en son temps, je ne vais pas m’arrêter de vivre par peur de mourir, c’est absurde. Bref, j’ai le moral dans le plafond, plus que jamais.

Mon retour progressif s’achève puisque mes traitements de chimiothérapie tirent à leur fin. Il était temps, il faut dire, puisque sans Port-à-cath et avec les veines durcies par les médicaments, me piquer devient une épopée fort désagréable. Il ne me reste qu’un seul traitement de Perjeta et un seul d’Herceptin, la semaine prochaine, après quoi je demeure avec mon hormonothérapie, ou la ménopause avant l’heure.

Sinon, la surdité de mon fils a finie par être diagnostiquée ou confirmée. Vous dire combien la vingtaine d’heures consacrées cet automne à un suivi en orthophonie a été éprouvante (cette phrase ne se tient pas debout, j’ignore comment placer un verbe conjuguée pis que je suis trop fatiguée pour me forcer!!). Bref, je suis tellement soulagée! Fébrile, aussi, car il aura enfin ses appareils demain. J’ai peur d’avoir de trop grosses attentes, mais en même temps, il sera pris en charge par le Centre de réadaptation et je vois enfin la lumière au bout du tunnel.

p.s. Je me suis ennuyée de mon clavier, ça se peut que je recommence à bloguer 😉

2 réflexions au sujet de « Bye bye 2016 »

  1. Heureuse de ton retour dans la blogosphère Catherine! Les médecins traitent un corps ou une maladie. Pour le reste, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Alors si ça fait du bien, comme dit Nik, just do it. Je suis aussi en retour progressif mais ça ne m’enchante pas du tout. Ça interfère avec ma nouvelle/ancienne passion @pipandor sur Instagram

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